jeudi 20 novembre 2014

Léopoldine est morte, ( Khalid EL Morabethi )


Dehors,
L’annonceur crie que Léopoldine est morte,
Et alors que rien ne semblait vivre encore, les crieuses sortent,
Le jour, la nuit, les hommes et leurs maîtresses avaient disparu
C’est pour cela, le soleil sans lumière est apparu,
C’est pour cela,  il y avait ce silence.
C’est pour cela, il n y avait plus de sens.
Aucune magie,
Aucune foi,
Aucune reine fidèle à son roi,
Aucune fleur,
Aucun médicament pour la douleur,
Aucun révolutionnaire,
Pour sa terre injustement prise et pour ses frères.
Aucune naissance d’un héros.
Aucun message d’un sage.
Rien,  que la blancheur d’une page.
Dehors,
Le père crie ‘’Léopoldine, ma fille, est morte
La dernière déesse est morte,
La dernière pure âme,
Mon unique petite flamme,
Mon unique cause.
Ô Rose !‘’
Dehors,
La voyante crie que demain, la peste,
Les gens, inquiets,partent mais le père reste,
Près de la tombe avec son bouquet de fleur,
Souhaitant qu’il,meure
Heureux, près d’elle,
Fermant les yeux et oubliant ce monde cruel.
‘’ O Léopoldine, ma fille, je suis toujours, près de toi, ma belle. ‘’

Khalid EL Morabethi

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6 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je trouve le fond intéressant mais la façon dont c'est amené est, pour moi, maladroite. La rythmique ne colle pas ; les nombreuses coupures liées au nombre de syllabe voire à l'absence de rimes gênent et font perdre le fil qui se tord, et l'on doit remonter plus haut pour comprendre.
    Je ne saisis pas le jeu anaphorique avec « C'est pour cela ». Sans partir de la base « C'est pour cela que », une fois encore, le sens est difficile à empoigner !
    Ces coupures pourraient s'expliquer je pense également par les virgules qui sont parfois de trop : « Rien, que la blancheur d’une page. » La lecture, saccadée, en souffre.

    Je vous souhaite toute la réussite du monde pour votre poursuite.

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  2. Aucun médicament pour la douleur, (contre la douleur ?)

    "La voyante crie que demain, la peste", je n'aime pas ce raccourci ; tu as du trouver trop long pour ton vers d'écrire "la peste viendra", ou "viendra la peste"

    "Les gens, inquiets, partent mais le père reste,
    Près de la tombe avec son bouquet de fleur", de fleurs (ou c'est un chou-fleur, y en a pour quatre)

    "Souhaitant qu’il, meure" : vire la virgule, s'il, te, plaît.

    A part ces tis trucs, le texte fonctionne bien, une fois qu'on s'est habitué aux coupures.

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  3. Un joli poème qui s'inscrit dans le sillage des romantiques, bien que
    n'en ayant aucunement le lyrisme, et sur lequel plane évidemment l'ombre de Hugo.
    Ce vers à lui seul « près de la tombe avec son bouquet de fleurs »
    suffit à évoquer le fameux « Demain dès l'aube ».
    J'aime beaucoup votre démarche poétique qui s'attache à rappeler
    subtilement certains faits qui ne peuvent qu'ajouter à l'horreur
    (exemple les premiers vers : le père à l'étranger en compagnie de sa maîtresse qui apprend la mort de sa fille par les journaux.)

    Par sa construction, son rythme « haché », la parataxe des phrases qui lui confèrent un style oral, quasi haletant, par le choix précis des mots, notamment l'usage répété du verbe « crie », votre texte a de la force et de l'éloquence; par la douceur de ses derniers vers, il transforme la douleur hurlante en désespoir infini.
    C'est une réussite

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  4. Le fond du poème aurait pu me toucher, mais je trouve qu'il n'est pas vraiment réussi dans sa rédaction. Une apparence un peu désordonnée et "litanique" par moment, qui semble vouloir tellement tout dire que le texte en devient confus et perd de l'émotion.
    Je regrette que la forme gâche le fond. Au final, malgré la volonté évidente et trop marquée de remuer le cœur, ce texte reste pour mon goût assez froidement exprimé.

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  5. sans doute un rapport avec Hugo et sa fille Léopoldine pour laquelle il a écrit le sublime "Demain dès l'aube". Ici une sorte de délire qui part dans tous les sens avec, c'est vrai, un souffle et une frénésie qui ne manquent pas d'une certaine allure et veulent sans doute exprimer l'intensité de la folle douleur du père devant le corps inerte de son enfant. Je suis assez perplexe : si je ne me trompe pas quant au thème, la folie guette au vers suivant. Je trouve le dernier vers assez faible et faisant vraiment retomber l'intensité dramatique.

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  6. Bonjour,

    Je pense que ce texte manque de poésie, c'est plutôt des vers écrits dans un style assez artificiel qui empêche le lecteur de ressentir l'émotion.

    L'écriture souffre de plusieurs défauts, beaucoup de maladresses et de lourdeurs. La répétition de "C’est pour cela" me gène beaucoup, ainsi que celle de "Aucune" surtout que les images manquent d'originalité.

    Je pense qu'il y a aussi un problème de ponctuation, par exemple:
    "La voyante crie que demain, la peste,"

    Dans son ensemble, je crois que c'est un texte à retravailler.

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