jeudi 19 septembre 2013

Derrière le mur, ( Khalid EL Morabethi )


Derrière le mur,
Nos h√©ros sont tous devenus esclaves d’un traitre nomm√© sauveur,
Des explosions… du feu… tout le monde meurt,
Les cris terribles des drogu√©s qui veulent mettre fin √† leurs souffrances, ils arrachent leur cŇďur,
La foi, √† force d’√™tre √©cart√©e, a fini par √™tre oubli√©e,
La po√©sie r√™veuse marche seule et ses pleurs ne s’entendent plus,
Le grand th√©√Ętre et les r√īles principaux ont √©t√© br√Ľl√©s, les personnages ne se reconnaissent plus,
La tendresse, il y a des années, a pris ses bagages et sa fille,
Elle n’a laiss√© qu’une seule lettre :
’’ Ch√®res √Ęmes, je vous ai tous aim√©s mais par malheur, c’est fini ‘’.
Des cris de colère et de haine, partout,
Une terre déserte et rien que ces hurlements des loups.
Les étoiles tombent, le ciel a une autre couleur, la lune a été fendue,
Des excuses, des prières, des regrets, trop tard, tout est perdu.

Derrière le mur,
Plus de cris en plein oc√©an, d’un r√©volutionnaire prisonnier, condamn√© √† mort,
Plus de cris d’un vieux parolier, po√®te, en prison avec ses mots en or,
Plus de cris d’un innocent, d’un homme, d’un p√®re, d’un soldat,
Plus de cris d’une lumi√®re r√©sistante qui lance un appel au combat,
Plus de cris des consciences qui trainent en tirant leurs cha√ģnes,
Plus de cris …

Derrière le mur,
Est-ce le d√©but d’un cauchemar ?
Est-ce la fin ?
Est-ce que c’est trop tard ?

Derrière le mur,
Nos esprits crient de douleur,
Nos peaux font mal à force de chaleur.
MONSTRE ! MONSTRE ! MONSTRE ! MONSTRE !
Une odeur qui rappelle que l’enfer n’est pas loin
Un d√©sastre … des explosions... des cris … du sang.
Et le silence n’est qu’un t√©moin.

Khalid EL Morabethi

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